Ce numéro hors série de profession Logement constitue une heureuse occasion de donner à tous les «pros» de notre secteur un utile «coup de chapeau». D’abord, grâce à nos Trophées du Logement (organisés cette année en partenariat avec Immotélé, la première télé de l’immobilier qui retransmettra cette cérémonie), dont la troisième
édition, ce 6décembre, permettra à nouveau de mettre en valeur les parcours d’hommes et de femmes de grande qualité.C’est un hommage rendu aux lauréats mais aussi aux nominés, qui n’ont pas démérité. Bref, l’occasion, ensemble, de dire à ceux qui font vivre et bouger les marchés de l’habitation, notre reconnaissance.
Ensuite, par l’intermédiaire du «TrombiLogement» qui enrichit, une nouvelle fois, la liste, renseignée et commentée de tous ceux qui doivent figurer sur un carnet d’adresses bien pensé. Pour autant, soyons conscients de nos manques: cet outil de travail peut, et doit, encore être amélioré, et nous comptons sur vous pour cela.
Enfin, ce «coup de chapeau» est complété par un débat comme le monde du Logement les aime tant: «pour» ou «contre» des tours destinées à l’habitation. Le signataire de ces lignes ne se cache pas, et depuis longtemps, d’y être favorable.
Pour beaucoup de raisons: d’abord, parce que la France, et sa capitale au premier chef, ne peuvent
se mettre aux abonnés absents de la modernité. On peut déplorer l’évolution du monde, des moeurs, des techniques: aller à son encontre, c’est à l’évidence, choisir une voie de garage. D’autres raisons, plus «terre à terre», si l’on ose dire, militent aussi en leur faveur. Dans les grandes villes, la pénurie de foncier crée le besoin de verticalité. Il ne s’agit pas seulement d’une mode ou d’une tocade d’architecte mais d’un besoin vrai. Evitons seulement en cette matière les propos enflammés que le pays des Gaulois aime tant. Reconnaissons d’abord les erreurs du passé (de grâce, plus de tours sur dalles !), comparons avec les expériences des autres pays (à Manhattan, il y a des tours dont les prix ne situent pas du tout l’édifice dans le «logement social»...) et ne restons pas figés sur nos principes ! Bref, ce magazine veut participer aux débats qui animent aujourd’hui professionnels et, au delà, élus et citoyens. Car rien ne pourra se faire en opposant les uns aux autres mais au contraire, en réunissant les points de vue. Une bonne thématique à l’orée d’une campagne électorale décisive...
Pascal Bonnefille